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Pourquoi écrire sur sa douleur n’est pas du narcissisme
Annie Ernaux a reçu le Nobel. Emmanuel Carrère remplit les librairies du monde entier. Sylvia Plath est au programme des universités. Tous les trois ont écrit sur leur douleur personnelle. Et pourtant, toi, tu hésites parce qu’on t’a soufflé que ce serait du narcissisme. Commençons par nommer la bête. La critique est connue. Elle circule dans les dîners, dans les ateliers d’écriture, dans les commentaires en ligne, et surtout, c’est là qu’elle fait le plus de dégâts, dans ta propre tête : « Encore quelqu’un qui écrit sur ses petits bobos personnels. La littérature, c’est fait pour autre chose. Va chez le psy. » Cette phrase a tué plus de romans que…
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Comment écrire 30 minutes par jour et finir ton roman en 12 mois
Spoiler : tu n’as pas besoin d’écrire tous les jours. Mais tu as besoin d’écrire souvent. Nuance capitale. Commençons par tuer un mythe. Le mythe de l’écrivain qui attend les grandes vacances, le week-end sans enfants, la retraite, ou, soyons fous, une semaine entière sans obligations pour enfin s’y mettre. Ce mythe est confortable. Il te protège de l’échec. Si tu n’as jamais commencé, tu ne peux jamais abandonner. Mais voilà : Stephen King écrit 2 000 mots par jour, tous les jours, y compris Noël et son anniversaire. Amélie Nothomb se lève à 4h du matin pour écrire avant que le monde ne se réveille. Même quand elle est…
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Blocage créatif : comment écrire la première phrase de ton roman avec ces 7 amorces
Tu regardes la page blanche. La page blanche te regarde. Personne ne cligne des yeux. C’est toi qui vas perdre. Le blocage va gagner… Tu as une histoire à raconter. Tu le sais. Quelque chose s’est passé dans ta vie : une rupture, un deuil, une renaissance, une de ces expériences qui t’ont traversée de part en part, et tu veux en faire un roman. Pas un journal intime, pas une thérapie déguisée. Un vrai roman, avec des personnages, une tension, des scènes qui font battre le cœur. Sauf que voilà. Tu t’assieds, et ton cerveau décide ce moment précis pour faire une mise à jour système. Écran noir. Aucune…
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Écrire à partir de son vécu sans en faire un roman-confessionnal
Comment transposer son vécu en fiction … et sublimer une épreuve personnelle en histoire universelle Tu as vécu quelque chose d’intense. Peut-être même d’assez douloureux pour avoir envie d’en faire un roman. Bonne nouvelle : c’est exactement ce que fait la fiction thérapeutique. Mauvaise nouvelle (relative) : ton journal intime, aussi touchant soit-il, n’est pas encore un roman. Mais on va arranger ça. Vous pourriez aimer aussi: Pourquoi écrire de la fiction transforme plus que le journal intime Écrire à partir de son vécu personnel, c’est l’instinct de presque tous les auteurs. Le problème ? Beaucoup restent trop proches de leurs notes de bas de page intimes, et produisent un…
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Discipline et motivation: comment les retrouver
« Les neurosciences ont prouvé que le cerveau humain est câblé pour préférer la récompense immédiate à l’effort différé. » Super, merci la science. Parce que concrètement, ce que ça veut dire, c’est que ton cerveau, ce bel organe que tu trimballes depuis des décennies, est officiellement conçu pour choisir Netflix plutôt que ton roman. Ce n’est pas un manque de discipline. Ce n’est pas un manque de motivation. C’est de la neurobiologie. Tu peux presque être fière. Sauf que bon, tu as un projet. Un vrai. Pas juste une vague idée de roman qui dort dans un tiroir depuis 2017. Non, tu veux transformer une expérience de vie en fiction. Pas…
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Comment j’ai appris la résilience avec l’écriture de fiction
Cet article participe à l’évènement interblogueurs “Résilience, l’art d’avancer quand la vie chancelle : vos clés pour traverser l’épreuve” organisé par Solweig Ely, auteure du blog Chemins de Vies (chemins-de-vies.fr), dédié à la reconstruction après un traumatisme. J’apprécie particulièrement ce blog, et parmi ses articles, l’un de mes préférés est celui-ci : L’auto-compassion. L’indulgence avec soi-même de Christopher K. Germer. Il y a des matins où le cœur est lourd, les idées sont brouillées, les circuits ne suivent pas leur cours habituel. Quelle que soit la couleur du ciel, dedans il fait noir. Rien de spécial n’est arrivé, ou plutôt si, il y a longtemps et c’est du passé, mais certains jours, ça…
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Comment vaincre la peur du jugement et de la critique
Au moment de publier mon tout premier article de blog, mon doigt a hésité sur le bouton. Que va-t-« on » penser? Pour passer à l’acte, il a fallu que je me dise: « N’aie crainte, ton article va sombrer dans l’océan des blogs. Si tu n’en parles pas, personne n’en saura rien. » Il m’a fallu quinze jours pour en parler à deux amies très bienveillantes et quatre semaines pour en parler sur Facebook. Et j’ai survécu ! Pourquoi la critique fait si mal (même quand elle est polie) Tu pourrais penser que, parce que tu as demandé un retour, ton cerveau va réagir avec sagesse et gratitude. Haha. Non. Même un retour…
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3 super techniques pour vaincre le syndrome de l’imposteur
Tu écris. Tu ratures. Tu doutes.Et au moment de cliquer sur “envoyer” ou “publier”, une petite voix te murmure : “Franchement… tu es sûre que tu as le droit ?” Je prends le parti du « féminin l’emporte » dans cet article, parce que je pense que nous sommes encore plus sujettes que les hommes à nous sentir illégitimes. Bienvenue dans le cerveau de l’auteur moderne : un espace partagé entre passion créative et sabotage mental de compétition. Ce sentiment insidieux, cette impression d’être une fraude ambulante prête à être “démasquée” à tout instant, ça a un nom : le syndrome de l’imposteur. Non, ce n’est pas juste “dans ta tête”. C’est…
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Syndrome de la page blanche: comment le surmonter
Autopsie d’un cerveau en train d’écrire (ou pas) Tu veux écrire. Tu as des idées. Mais rien ne sort. Tu n’es pas seul : le syndrome de la page blanche est un sabotage mental connu, mais contournable. Voici comment. Et d’abord un petit texte pour l’illustrer. Déjà, on sent que ça part bien. Voilà un homme prêt à affronter le combat millénaire : l’auteur en manque d’inspiration. Il écrit une première ligne, la corrige, fait trois fautes de frappe, soupire, doute, espère un miracle. Spoiler : il n’y aura pas de miracle. Seulement du café tiède, de l’auto-jugement et une subtile envie de tout plaquer pour devenir boulanger. Ce personnage,…
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Comment un personnage nous force à regarder nos peurs en face
Shadow work et fiction Et si écrire de la fiction était parfois plus transformateur qu’une séance de thérapie ? Dans cet article, on explore comment créer un personnage peut devenir un véritable outil de shadow work, ce travail introspectif qui consiste à mettre en lumière nos peurs, nos blocages et les parties de nous-mêmes que nous préférons fuir. Sans toujours en avoir conscience, l’auteur projette dans ses personnages ce qu’il tente parfois de masquer : ses hontes, ses contradictions, ses désirs refoulés. C’est le cas avec Victor, un cadre fraîchement licencié, qui incarne à lui seul trois peurs fondamentales : perdre le contrôle, perdre la face, et manquer de ressources.…














