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Écrire à partir de son vécu sans en faire un roman-confessionnal
Comment transposer son vécu en fiction … et sublimer une épreuve personnelle en histoire universelle Tu as vécu quelque chose d’intense. Peut-être même d’assez douloureux pour avoir envie d’en faire un roman. Bonne nouvelle : c’est exactement ce que fait la fiction thérapeutique. Mauvaise nouvelle (relative) : ton journal intime, aussi touchant soit-il, n’est pas encore un roman. Mais on va arranger ça. Vous pourriez aimer aussi: Pourquoi écrire de la fiction transforme plus que le journal intime Écrire à partir de son vécu personnel, c’est l’instinct de presque tous les auteurs. Le problème ? Beaucoup restent trop proches de leurs notes de bas de page intimes, et produisent un…
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Discipline et motivation: comment les retrouver
« Les neurosciences ont prouvé que le cerveau humain est câblé pour préférer la récompense immédiate à l’effort différé. » Super, merci la science. Parce que concrètement, ce que ça veut dire, c’est que ton cerveau, ce bel organe que tu trimballes depuis des décennies, est officiellement conçu pour choisir Netflix plutôt que ton roman. Ce n’est pas un manque de discipline. Ce n’est pas un manque de motivation. C’est de la neurobiologie. Tu peux presque être fière. Sauf que bon, tu as un projet. Un vrai. Pas juste une vague idée de roman qui dort dans un tiroir depuis 2017. Non, tu veux transformer une expérience de vie en fiction. Pas…
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Comment j’ai appris la résilience avec l’écriture de fiction
Cet article participe à l’évènement interblogueurs “Résilience, l’art d’avancer quand la vie chancelle : vos clés pour traverser l’épreuve” organisé par Solweig Ely, auteure du blog Chemins de Vies (chemins-de-vies.fr), dédié à la reconstruction après un traumatisme. J’apprécie particulièrement ce blog, et parmi ses articles, l’un de mes préférés est celui-ci : L’auto-compassion. L’indulgence avec soi-même de Christopher K. Germer. Il y a des matins où le cœur est lourd, les idées sont brouillées, les circuits ne suivent pas leur cours habituel. Quelle que soit la couleur du ciel, dedans il fait noir. Rien de spécial n’est arrivé, ou plutôt si, il y a longtemps et c’est du passé, mais certains jours, ça…
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Comment vaincre la peur du jugement et de la critique
Au moment de publier mon tout premier article de blog, mon doigt a hésité sur le bouton. Que va-t-« on » penser? Pour passer à l’acte, il a fallu que je me dise: « N’aie crainte, ton article va sombrer dans l’océan des blogs. Si tu n’en parles pas, personne n’en saura rien. » Il m’a fallu quinze jours pour en parler à deux amies très bienveillantes et quatre semaines pour en parler sur Facebook. Et j’ai survécu ! Pourquoi la critique fait si mal (même quand elle est polie) Tu pourrais penser que, parce que tu as demandé un retour, ton cerveau va réagir avec sagesse et gratitude. Haha. Non. Même un retour…
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3 super techniques pour vaincre le syndrome de l’imposteur
Tu écris. Tu ratures. Tu doutes.Et au moment de cliquer sur “envoyer” ou “publier”, une petite voix te murmure : “Franchement… tu es sûre que tu as le droit ?” Je prends le parti du « féminin l’emporte » dans cet article, parce que je pense que nous sommes encore plus sujettes que les hommes à nous sentir illégitimes. Bienvenue dans le cerveau de l’auteur moderne : un espace partagé entre passion créative et sabotage mental de compétition. Ce sentiment insidieux, cette impression d’être une fraude ambulante prête à être “démasquée” à tout instant, ça a un nom : le syndrome de l’imposteur. Non, ce n’est pas juste “dans ta tête”. C’est…
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Syndrome de la page blanche: comment le surmonter
Autopsie d’un cerveau en train d’écrire (ou pas) Tu veux écrire. Tu as des idées. Mais rien ne sort. Tu n’es pas seul : le syndrome de la page blanche est un sabotage mental connu, mais contournable. Voici comment. Et d’abord un petit texte pour l’illustrer. Déjà, on sent que ça part bien. Voilà un homme prêt à affronter le combat millénaire : l’auteur en manque d’inspiration. Il écrit une première ligne, la corrige, fait trois fautes de frappe, soupire, doute, espère un miracle. Spoiler : il n’y aura pas de miracle. Seulement du café tiède, de l’auto-jugement et une subtile envie de tout plaquer pour devenir boulanger. Ce personnage,…
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Comment un personnage nous force à regarder nos peurs en face
Shadow work et fiction Et si écrire de la fiction était parfois plus transformateur qu’une séance de thérapie ? Dans cet article, on explore comment créer un personnage peut devenir un véritable outil de shadow work, ce travail introspectif qui consiste à mettre en lumière nos peurs, nos blocages et les parties de nous-mêmes que nous préférons fuir. Sans toujours en avoir conscience, l’auteur projette dans ses personnages ce qu’il tente parfois de masquer : ses hontes, ses contradictions, ses désirs refoulés. C’est le cas avec Victor, un cadre fraîchement licencié, qui incarne à lui seul trois peurs fondamentales : perdre le contrôle, perdre la face, et manquer de ressources.…
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J’ai mis mon ego dans un roman. Il n’a pas survécu.
J’ai écrit un roman. Une daube. Non, vraiment, je ne suis pas en train de me flageller. En l’état, mon roman est bancal. C’est un puzzle de pièces qui ne s’assemblent pas. Pour le moment. Parce qu’après une phase de re-travail intense, ce sera au point. Comme l’idée de fiction-thérapie m’est venue pendant l’écriture de ce roman, j’ai décidé de le relire au scanner, en reprenant mon texte morceau par morceau, pour voir si ça me révèle des aspects de moi que je ne vois pas. Et ce que je peux faire pour peut-être transformer quelque chose. En voici le début, tu vas voir (ça commence fort). « Seize minutes. L’entretien a…
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Changer de vie grâce à la fiction : comment ces 3 livres m’ont transformée
En quoi la fiction peut changer une vie ? La fiction n’est pas seulement un miroir du monde. Elle est aussi une loupe, un scalpel, parfois un refuge. Écrire permet de créer un monde, un univers; lire transforme notre manière de percevoir les autres, mais aussi de nous percevoir nous-mêmes. À travers trois œuvres très différentes, Jane Eyre de Charlotte Brontë, À la recherche du temps perdu de Marcel Proust et Et Nietzsche a pleuré d’Irvin D. Yalom, j’ai non seulement évolué comme lectrice, mais aussi comme autrice … et comme personne. Jane Eyre : l’apprentissage de la dignité Jane Eyre, l’héroïne de Charlotte Brontë, n’a rien de spectaculaire, et c’est justement…
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Comment le breathwork est outil de guérison et d’inspiration littéraire
Défi 101 jours – Jour 27 Burn out. Dépression. Fatigue chronique. Anxiété rampante. On les appelle différemment, mais leur langage est le même : le corps vidé, la tête embrouillée, la sensation d’être débranché du monde, et de soi. Plus rien ne circule. Les pensées tournent en boucle, l’énergie s’épuise à essayer de « fonctionner ». Pour te lever, tu as besoin d’une grue, tu traverses les journées dans une sorte de brouillard mécanique. Le moindre geste devient effort. Le plaisir n’est plus ce qu’il était. Tout est trop. Ou plus rien n’est assez. Quand tout s’arrête, commence par respirer C’est le court-circuit. On dit en général « péter un câble », ou un…














