Défi 101 jours
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Comment la fiction peut vous aider à transformer vos addictions
Défi 101 jours – Jour 24 Un texte de fiction un peu long, mais nécessaire pour dérouler les étapes… « Un jour, alors qu’il s’apprêtait à attaquer une boîte de saucisses cocktail avec de la moutarde, il s’arrêta. La saucisse était à quelques centimètres de sa bouche. Il humait son parfum industriel légèrement fumé, il sentait la texture ferme entre ses doigts, l’aspect un peu plastifié de ce petit bout de viande qui sortait de sa boîte. Il salivait à l’idée du mélange à la fois doux et piquant de la saucisse et de la moutarde et anticipait le contact de ses dents avec la membrane qui craquerait légèrement quand il…
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Les constellations familiales pour vivre le deuil sereinement
Défi 101 jours – Jour 23 « Quand il regardait en arrière, ça faisait déjà longtemps qu’il avait vécu plus de temps sans son père qu’avec lui. Un quart de siècle… Il avait 17 ans quand son père n’était pas revenu de ce reportage en Asie Centrale. Il en était resté pétrifié. Son père était souvent parti, les reportages le conduisait dans des tas d’endroits peu recommandables. Quand il était là, il s’opposait souvent, c’était de son âge. Mais d’un coup il n’avait plus ce rempart, cet homme solide sur qui compter, cette résistance à laquelle se mesurer, faire ses griffes et ses dents. Il vivait sous les reproches de sa…
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Le vide existentiel : comment bien le vivre et le transformer
Défi 101 jours – Jour 22 « Par moments, il se mettait à manger, sans plus pouvoir s’arrêter. De la junk food principalement. Des trucs industriels qui ne demandaient aucun soin. Des trucs congelés, emballés dans beaucoup de plastique. Des pizzas, des hamburgers, des cervelas… tout ce qui allait vite et pouvait se réchauffer au micro-ondes. Il n’avait pas le temps d’attendre. Il fallait qu’il remplisse ce vide qui l’encombrait. Ce vide qui prenait toute la place, qui le hantait, qui le stressait. Ce vide qui contenait tous ses cauchemars. Ce vide était beaucoup trop grand, il y avait beaucoup trop de place pour trop de choses qu’il ne voulait pas…
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Comment écrire pour pardonner plus facilement?
Défi 101 jours – Jour 21 « Maintenant que tout était fini, elle se dit qu’il était temps de pardonner. À sa mère d’abord. Leurs relations étaient souvent tendues. Mais Lucy ne s’en étonnait plus. Il y avait eu beaucoup de non-dits entre elles, et pour cause. Maintenant qu’elle avait toutes les pièces du puzzle, elle comprenait tout ce que Daisy lui avait caché. En bonne mère qu’elle était, elle voulait avant tout protéger ses enfants, très petits à la mort de leur père. Lucy avait cru que jamais elle ne pourrait oublier tout ce que sa mère lui avait caché. Non, elle n’oublierait pas, mais elle pouvait lâcher cette charge…
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Pourquoi vos personnages veulent toujours prouver quelque chose?
Défi 101 jours – Jour 20 « Lucy s’aventurait à pas lent dans la pénombre, le temps que ses yeux s’habituent à la lumière basse. Ce grenier avait été le théâtre de découvertes passionnantes dans son enfance. Des caisses de vêtements un peu démodés qui avaient appartenu à ses frères et sœur et que sa mère avait essayé, souvent en vain, de lui faire porter. Des piles de magazines pour enfants qui avaient fait la joie de ses frères et de sa sœur avant elle et les avaient tenus tranquilles pendant des heures. Les recoins sombres avaient été autant de cachettes tellement bonnes qu’elle y était restée parfois des heures avant…
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Le Shadow Work : parfois affronter l’inconnu devient un combat intérieur
Défi 101 jours – Jour 19 « Certains jours, il n’avait plus le courage – ou plus d’énergie – d’ailleurs c’était quoi la différence ? Quand il était petit, sa mère lui disait : « Allez, courage », c’était plutôt quand il devenait geignard et qu’il ne voulait plus avancer, plus rien faire, parce qu’il n’avait plus de jus. Pas parce qu’il avait peur de quoi que ce soit. Mais alors, le courage, c’était quoi ? Se donner du cœur au ventre ? Drôle d’expression. Quel lien entre le cœur et le ventre ? On parlait de lien ventre et cerveau, mais cœur et ventre ? Emotion-digestion, digestion des émotions ? Poppy avait sans doute raison, il y avait des…
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8 clés pour analyser son propre texte quand on n’est ni psychologue ni coach
Défi 101 jours – Jour 17 L’une d’entre vous m’a posé la question de l’analyse son propre texte. Elle n’était pas sûre d’en retirer des informations utiles. Question particulièrement intéressante, évidemment. C’est sûr que nous ne sommes pas tous psys ou coaches et nous n’avons pas forcément l’habitude de lire nos écrits de façon objective. Normal… et pourtant, si vous êtes ici, c’est que la démarche vous intéresse. Et c’est pour cela que je la propose, parce que je pense qu’on est tous capables de prendre de la distance par rapport à soi-même, pour mieux comprendre nos propres mécanismes et donc mieux vivre nos relations. Analyser son propre texte, c’est…
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Écrire pour donner du sens : quand la fiction devient un chemin de résilience
Défi 101 jours – jour 16 « Certains jours, il restait là, comme ça, immobile, sans rien faire. Assis à côté de la fenêtre, à regarder le chemin qui menait jusque chez lui. Ce chemin où tellement peu de personnes passaient. Où de moins en moins de personnes passaient. La solitude gagnait du terrain autour de lui. Son karma sans doute. Petit, il avait été un enfant sociable, mais comme il n’avait ni frère ni sœur, il avait pris l’habitude de jouer en solo. Ses parents étaient morts quand il avait quatorze ans. Il avait vécu avec son grand-père jusqu’à dix-huit ans, puis il était parti étudier. Oxford, son rêve de…
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Comment l’imperfection se révèle la clé de la réussite
Quinzième jour de mon défi d’écriture Aujourd’hui, c’est dimanche, il fait beau. La forêt m’a appelée de tous ses cris d’oiseaux, de son air doux et des bourgeons en croissance. Les arbres sont toujours dans leur camaïeu de gris, malgré le bleu du ciel. Le soleil brille, il fait bon et on sent que cette douce température sonne le glas de l’hiver (j’espère !) et réveil de la sève. Bientôt, quelques petites feuilles chiffonnées vont se pointer. Après la balade, ce fut aussi l’occasion de faire de grandes aérations et quelques rangements et nettoyage de pré-printemps bien nécessaires. L’article du jour attendra, au risque qu’il reste dans le clavier. À vrai…
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3 techniques pour creuser la culpabilité en fiction (et en soi)
Défi 101 jours – Jour 14 « Si seulement elle avait été plus attentive… Comment avait-elle pu se tromper à ce point et confondre Oliver avec cet inconnu ? Mais tout était tellement compliqué à cette époque. Elle était seule avec les enfants. Oliver n’aurait pas dû partir en solo faire cette randonnée. Même s’ils étaient séparés, il aurait dû être à proximité. C’était dur de gérer les enfants toute seule. Elle oubliait parfois que c’est elle qui avait voulu cette séparation. C’est sans doute ça qui avait éloigné Oliver. Et à cause d’elle, en partie, les enfants n’avaient pas beaucoup connu leur père. Surtout Lucy qui était si petite à son décès,…