Syndrome de la page blanche: comment le surmonter
Autopsie d’un cerveau en train d’écrire (ou pas)
Tu veux écrire. Tu as des idées. Mais rien ne sort. Tu n’es pas seul : le syndrome de la page blanche est un sabotage mental connu, mais contournable. Voici comment. Et d’abord un petit texte pour l’illustrer.
“Il s’assit devant son ordinateur et ouvrit un nouveau fichier. Le clignotement du curseur sur l’écran vide lui donna un léger vertige.” Pour lire la suite de l’extrait, clique ici.
Il écrivit « Chzpitre A », corrigea en « Chapitre 1 » et réussit entre temps à faire encore quelques autres erreurs de frappe. C’était pas gagné… mais c’était un début. Puis il hésita, attendit… rien ne venait. Pourtant les idées se bousculaient dans sa tête. Mais par où commencer?
Il avait encore besoin d’informations et ne savait d’ailleurs pas trop quelle serait la trame de son roman. Qui serait le héros? Que lui arriverait-il? Un crime dans une ambiance asiatique un peu glauque, des morts pour cause de produits toxiques. C’était maigre pour démarrer. Qu’est-ce qui faisait qu’on tombait dans un livre sans pouvoir en ressortir? Il ne s’était jamais posé la question. C’était le moment d’y prêter attention. Tiens, voilà pourquoi c’est important de lire quand on veut écrire. Ça prenait tout son sens. Regarder des séries aussi, pour la construction du scénario.
Mais avant tout, il fallait étoffer son idée. Il pensait un peu naïvement que se mettre en condition, c’est-à-dire assis devant son ordi allait lui déclencher des flots d’idées. Ou alors, il lui fallait peut-être une des vieilles machines à écrire qui faisaient un boucan de fou? Non, quand même, ce serait pousser le mythe de l’écrivain un peu loin.
Déjà, on sent que ça part bien. Voilà un homme prêt à affronter le combat millénaire : l’auteur en manque d’inspiration. Il écrit une première ligne, la corrige, fait trois fautes de frappe, soupire, doute, espère un miracle. Spoiler : il n’y aura pas de miracle. Seulement du café tiède, de l’auto-jugement et une subtile envie de tout plaquer pour devenir boulanger.
Ce personnage, ce n’est pas juste un type inventé dans un coin de mauvais roman, c’est le portrait fidèle d’un auteur face au syndrome de la page blanche, ce fléau discret qui transforme le cerveau en champ de bataille entre l’ambition, la peur, et l’envie de fermer Word et partir élever des chèvres.
Et si on le décortiquait, ce blocage ? Parce que sous ce moment de panique molle se cachent des mécanismes neurologiques, des pièges mentaux, et surtout une immense pression de faire bien du premier coup. (Indice : mauvaise idée.)
Dans cet article, on va démonter la machine pièce par pièce :
- Ce que ton cerveau fabrique quand tu n’écris pas,
- Pourquoi “avoir plein d’idées” ne t’aide pas forcément,
- Et comment tricher avec toi-même pour débloquer la machine sans appeler la hotline des écrivains en détresse.
Spoiler n°2 : tu n’as pas besoin d’un rituel magique ni d’une machine à écrire vintage. Tu as juste besoin de comprendre ce qui se passe là-haut, sous ton crâne légèrement en sueur.
Quand ton cerveau te regarde écrire et dit : « lol non »
Derrière chaque syndrome de la page blanche, il y a un cerveau qui tente désespérément de faire son boulot sans se faire piétiner par ton perfectionnisme et ton envie d’écrire un chef-d’œuvre en sept jours.
Parce que oui, écrire, c’est un sport cérébral de haut niveau. Et ton cerveau, lui, il a des départements. Des zones bien précises qui sont censées bosser ensemble comme une équipe soudée. Sauf qu’en réalité, c’est un peu comme une réunion Zoom avec des gens en burn-out, une connexion instable et un stagiaire qui panique.
Voici les principaux coupables :
1. Le cortex préfrontal : le manager débordé
C’est lui qui gère :
- La prise de décision
- L’organisation des idées
- La concentration
- L’autocontrôle (très important quand tu veux éviter d’écrire “pffff je sais pas” au milieu de ton paragraphe)
Mais voilà : dès que tu stresses, que tu vises la perfection, ou que tu fais douze choses à la fois, le cortex préfrontal sature. Il fait une mini crise, lève les bras au ciel et dit :
“Non mais vous me prévenez quand il y aura un plan clair ? Moi je vais faire un sudoku.”
Le problème, c’est que sans lui, tu n’as ni direction, ni structure. Tu deviens une fontaine à idées, mais sans robinet. Ça coule partout, ce n’est pas propre, et personne ne veut boire dedans.
2. L’hippocampe : le documentaliste débordé
L’hippocampe, c’est ton serveur interne. Il stocke ta mémoire, tes références, tes lectures, ton plan approximatif d’hier soir. Il est censé t’aider à connecter les idées entre elles, à retrouver ce truc génial que tu voulais mettre dans ton chapitre 2.
Mais quand tu le submerges de questions (“C’est quoi déjà une structure en trois actes ? C’est quoi un arc narratif ? C’est quoi mon prénom ?”), il panique, renverse sa pile de dossiers mentaux, et te laisse avec un grand : “euhhh…”
3. L’amygdale : le service d’alerte émotionnelle (aka le drama queen du cerveau)
L’amygdale est censée détecter les menaces. Elle est super utile si tu fais face à un ours. Moins utile quand tu écris un roman dans ton salon avec une tasse de thé.
Mais dès que tu ressens de la peur de mal faire, pression extérieure, ou jugement anticipé, elle s’active. Et là, c’est la panique. Elle balance du cortisol dans ton système, cette délicieuse hormone du stress, et elle bloque l’accès aux fonctions complexes de ton cerveau.
Résultat :
- Tu n’es plus créatif.
- Tu es juste en mode : “Fuyons ce paragraphe, il a l’air dangereux.”
4. Le réseau du mode par défaut (DMN) : l’open space du vagabondage mental
Ce petit bijou s’active quand tu n’es pas concentré sur une tâche précise. C’est lui qui te fait :
- Imaginer des trucs farfelus
- Penser à des idées de scènes géniales dans la douche
- Te souvenir que tu as oublié de répondre à ce mail il y a 5 jours
Il est très utile pour la créativité… mais seulement s’il est bien canalisé. Si tu tentes d’écrire sans structure claire, il prend le pouvoir. Et là tu te retrouves à passer 45 minutes à réfléchir au prénom de ton personnage secondaire alors que tu n’as pas encore de scénario.
Pourquoi ton cerveau bloque l’écriture
Tu veux écrire un texte fluide, intéressant, structuré ?
Cool. Ton cerveau aussi.
Mais si :
- Tu stresses,
- Tu veux que ce soit parfait du premier coup,
- Tu n’as pas de plan clair,
- Tu refuses d’écrire mal pour mieux corriger après…
Alors tes zones cérébrales se désynchronisent. Tu n’écris pas. Tu bloques. Tu fais la vaisselle. Tu regardes YouTube. Tu recommences le lendemain.
Comment remettre tes neurones au boulot (sans les insulter ni les payer en dopamine)
Maintenant que tu sais que ton cerveau est une équipe de collègues surchargés, mal organisés et légèrement dramatiques, il est temps de voir comment les remettre au travail sans lancer un mouvement social interne.
Bonne nouvelle : tu n’as pas besoin de te transformer en moine zen, ni de réciter des incantations à ta machine à écrire vintage. Il suffit de détourner l’obstacle au lieu de foncer dedans comme un bourrin émotionnel.
Ce qui suit, c’est une collection de techniques sournoises, ludiques, des exercices d’écriture parfois franchement absurdes, qui ont un seul objectif : te débloquer sans te juger.
Tu n’as pas besoin d’être brillant tout de suite. Tu as juste besoin d’avancer. Une phrase, un mot, un bruit de clavier. On commence par là. Ensuite, ton cortex préfrontal reprendra peut-être confiance et ton hippocampe daignera sortir ses archives.
Alors prépare ton stylo, ton clavier, ta tablette et voici comment tricher avec ton cerveau pour qu’il pense que tout ça, c’est juste un jeu.
1. Écrire n’importe quoi (littéralement) pour forcer le démarrage
Ton cerveau adore ne pas commencer. Il aime l’idée d’écrire, l’odeur du café, le poids du carnet neuf, les fantasmes de publier un jour chez Gallimard… mais commencer vraiment ? Non. Trop risqué. Trop de jugement en jeu. Alors quand tu bloques, il faut le surprendre, comme on prend un chat en traître pour lui mettre une goutte dans l’œil. Et la meilleure façon de faire ça, c’est : écrire n’importe quoi. Vraiment n’importe quoi. Une phrase sans queue ni tête. Une situation absurde. Une voix intérieure qui dit des horreurs grammaticales. Exemple ?
“Un pingouin m’a volé mon stylo et maintenant je suis coincé dans cette dimension narrative.”
Ça n’a aucun sens, mais ça court-circuite ton critique interne. D’un point de vue neurologique, tu désactives temporairement le filtre du cortex préfrontal, celui qui juge et trie tout ce que tu veux écrire avant même que ce ne soit formulé. Tu lui fais croire que ce n’est pas sérieux, donc il baisse sa garde. Et devine quoi ? La vraie écriture se faufile par cette brèche.
2. Faire un mind map ou dessiner le chaos pour l’apprivoiser
Le mind map, ou “carte mentale” si tu veux faire croire que tu es organisé, c’est la version visuelle de ton cerveau désordonné. Tu commences par une idée au centre, tu lâches tout ce qui te vient autour, tu traces des flèches, tu soulignes des trucs, tu gribouilles, tu t’en fiches. Le but n’est pas de faire joli (mais ça peut aussi être une vraie œuvre d’art): c’est de vider ta mémoire vive comme on vide son sac après un week-end à la campagne.
Tu crois que c’est du gribouillage. En réalité, tu offres à ton cerveau une structure spatiale pour traiter les idées. Tu actives le traitement visuel et associatif dans des zones cérébrales différentes de l’écriture linéaire, et ça te permet de voir l’ensemble au lieu de te perdre dans une ligne à la fois.
Neurologiquement, c’est comme offrir un GPS à un hamster qui courait en cercle : enfin une carte. Le mind map réduit la surcharge cognitive, réactive l’hippocampe (mémoire) et donne des repères visuels à ton cortex pour planifier sans paniquer. C’est littéralement une anti-page blanche : tu remplis d’abord l’espace visuellement, puis tu écris ensuite à partir de ce brouillon en apparence chaotique.
3. Segmenter la tâche pour éviter la surcharge mentale
Quand tu veux écrire un article, un roman ou même un pauvre post Insta avec une phrase correcte, ton erreur n°1, c’est souvent de vouloir tout faire d’un coup. Tu te lances avec l’ambition d’écrire “le Grand Texte Inoubliable Qui Va Révolutionner la Littérature Moderne” — sauf que ton cerveau, lui, panique. D’un point de vue neuroscientifique, ça s’appelle une surcharge cognitive : ton cortex préfrontal, qui gère l’organisation, se retrouve englouti sous un flot d’instructions contradictoires. Résultat ? Blocage, fatigue mentale, et retour direct à ta chaise de l’échec.
La solution ? Segmenter l’écriture. Découpe ta tâche en mini-objectifs simples et réalisables. “Écrire juste l’intro.” “Lister 3 idées nulles pour le milieu.” “Trouver une blague acceptable.” Chaque petit bout donne à ton cerveau un objectif clair, atteignable, gratifiant. Tu donnes l’illusion de progression, et le cerveau adore ça : il libère de la dopamine à chaque mini-victoire. Moins de stress, plus d’avancement.
4. Écrire mal exprès pour désactiver ton filtre intérieur
Tu veux écrire “bien”, et c’est noble. Mais en voulant produire du bon contenu dès la première phrase, tu actives sans le vouloir ton critique interne, ce colocataire toxique qui t’interrompt toutes les trois secondes pour te dire que cette métaphore est nulle et que ton héros devrait mourir dès la page 2. Neuroscientifiquement parlant, c’est le signe d’un conflit entre les fonctions créatives (réseau par défaut) et les fonctions exécutives (coucou, cortex préfrontal encore lui), qui se parasitent mutuellement. Résultat : tu te sabotes. Bravo.
La parade ? Écrire mal exprès. Vraiment. Lâche-toi. Remplis ton document de phrases boiteuses, d’adjectifs absurdes, de dialogues en carton. Laisse ton cerveau créatif jouer sans le surveiller. Ça débloque le flux. Et surtout : tu modifieras plus tard, quand ton cerveau aura repris ses fonctions de relecture sans être sous la menace.
5. Se donner une deadline folle pour réveiller le cerveau
Ton cerveau adore les limites claires et les échéances courtes. Mais toi, tu attends “le bon moment”, “l’inspiration”, “la lumière divine qui te dira par où commencer”. Pendant ce temps, ton cerveau flotte dans un flou artistique, incapable de hiérarchiser ou de prioriser. Neurosciences au rapport : sans contrainte temporelle, le cortex préfrontal se noie dans les options. C’est pourquoi les deadlines auto-imposées (surtout les plus absurdes) sont redoutablement efficaces.
Essaye ça : donne-toi 5 minutes pour écrire une intro ringarde. Lance un minuteur. Promets-toi de t’arrêter quand il sonne, même si tu n’as écrit que “Bon… alors…” C’est une pression légère, donc sans panique, mais suffisante pour activer ton système d’alerte doux, sans déclencher la production massive de cortisol (le poison du cerveau créatif).
6. Rappelle-toi que tu n’es pas Victor Hugo (et c’est tant mieux)
Tu veux écrire un texte parfait, immortel, marquant. Normal. Tu veux que ta première phrase soit une œuvre d’art gravée dans les annales. Résultat ? Tu passes trois heures sur le choix entre “Un jour” ou “Ce jour-là”, et tu n’as toujours pas dépassé la ligne 1. C’est ton ego qui parle. Il veut que tu sois un écrivain de génie tout de suite, sans passer par la case “texte nul avec marges tristes”.
La vérité ? Même Victor Hugo écrivait mal dans ses brouillons. Même les auteurs que tu admires ont des paragraphes honteux cachés dans des fichiers nommés “version_finale_bis_v3_ULTIME_relecture”. Ton ego veut de la grandeur ; ton cerveau, lui, veut juste commencer sans se faire engueuler. Accepte de mal écrire pour pouvoir écrire. C’est l’une des clés contre le syndrome de la page blanche.
7. Changer de point de vue pour changer la pression narrative
Quand tu veux écrire une scène importante – LA scène, celle qui va marquer à vie le lecteur, le festival de larmes et de tension dramatique –, tu mets ton cerveau en alerte maximale. Résultat ? Tu stresses. Tu veux que ce soit poignant, subtil, grandiose. Et comme d’habitude, ton cortex préfrontal surréagit : trop d’attentes = blocage narratif.
Solution sournoise mais diablement efficace : écris la scène… du point de vue d’un personnage secondaire. Voire d’un figurant. Quelqu’un qui n’a rien demandé mais qui se retrouve spectateur du drame : un passant, un voisin, une mouette sur un lampadaire. En neurosciences, on parlerait ici d’activation de la pensée latérale : tu obliges ton cerveau à contourner le nœud bloqué en explorant un angle oblique, ce qui réactive ta créativité sans pression.
Ce changement de perspective fait sauter la charge émotionnelle directe. Tu déplaces le projecteur du héros (c’est-à-dire ton alter ego en crise) vers un personnage extérieur, détaché, parfois même indifférent. Résultat ? Tu gardes la scène, mais tu changes l’enjeu. Tu injectes de l’air dans l’étouffement dramatique. Et souvent, ce point de vue “décalé” est plus puissant que l’original, parce qu’il montre sans expliquer, il commente sans s’impliquer. Et il te permet, à toi, auteur.e paumé.e, de relancer la machine sans hurler à l’écran.
8. Faire appel à des outils
Parfois, quand on se sent impuissant, on a besoin d’un petit coup de pouce avec des outils comme la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), une approche qui permet de reprogrammer vos schémas mentaux, j’en parle dans cet article « Comment débloquer votre créativité et transformer le sentiment d’impuissance« .
La page blanche, ce n’est pas une ennemie… c’est juste un panneau “travaux” dans ton cerveau
Si tu ne retiens qu’une chose de tout ça, retiens ceci : le syndrome de la page blanche n’est pas une défaillance, c’est un signal. Ton cerveau n’a pas “rien à dire”. Il est juste débordé, mal branché, ou tétanisé par ton envie de bien faire. Entre surcharge cognitive, filtre perfectionniste, réseau par défaut en roue libre et critique intérieur déguisé en Victor Hugo, tu as là un cocktail explosif qui te donne l’impression de ne pas savoir écrire… alors que tu es juste en train de t’auto-saboter élégamment.
La bonne nouvelle ? On peut ruser. En trichant avec soi-même, en écrivant n’importe quoi, en changeant de point de vue, en se fixant des deadlines ridicules, en utilisant des outils comme la mind map ou des micro-objectifs, on apprend à remettre le cerveau en mode “action” plutôt qu’en mode “panique esthétique”. Tu n’as pas besoin d’attendre l’inspiration, la météo parfaite ou une intervention divine. Tu as juste besoin de détendre ton système nerveux assez longtemps pour que les idées passent la porte. Et parfois, il suffit d’un pingouin qui vole ton stylo pour que ça reparte.
Pour aller plus (in English): An Analysis of Writer’s Block: Causes, Characteristics, and Solutions
Et toi, quels sont tes trucs pour surmonter le syndrome de la page blanche? Dis-moi tout en commentaire 🙂



11 commentaires
Loïc
Merci pour cet article, j’adore la façon dont tu rends le syndrome de la page blanche à la fois concret, drôle… et surtout beaucoup moins culpabilisant. On sent bien que ce n’est pas un “manque de talent”, mais un cerveau qui cherche à se protéger et qui a besoin qu’on desserre un peu la pression.
Je retrouve complètement ce que tu avais partagé sur Se Soigner Autrement : écrire comme un geste de soin, pas comme une performance à réussir du premier coup. Tes astuces ludiques pour contourner le perfectionnisme (écrire “n’importe quoi”, segmenter, jouer avec le chaos…) sont exactement ce qui permet de remettre du vivant dans l’écriture, et pas juste des “bonnes résolutions”.
Bref, un article qui donne envie… de se remettre à écrire, même mal, même petit, mais régulièrement. Merci pour ce beau pont entre neurosciences, créativité et douceur envers soi. 🙏✍️
Caroline
Merci à toi Loïc. C’est clair, ça fait toujours du bien, quel que soit ce qu’on écrit, que ce soit pour clarifier des idées, partager un savoir, faire rêver les lecteurs… Ecrivons!
Magdalena
Effectivement ça arrive à tout le monde et bien sur… sans prévenir ! Personnellement j’utilise ton conseil : je jette tout en vrac sur ma page et je corrige après. Je trouve que c’est très efficace pour vider son cerveau et se remettre dans l’action sans rester figer et laisser le stress monter. Merci pour tes explications et tes conseils pertinents.
Caroline
Excellente méthode! Surtout pour une championne de l’ordre 😉
Mettre du mouvement dans les idées parfois figées, c’est la clé.
Merci pour ton commentaire Magdalena 🙂
Valérie Matime
Votre approche est rassurante et concrète : reconnaître la peur, passer à l’acte, avancer malgré tout. Cela me redonne de l’espoir dans mes moments d’écriture suspendus.
Caroline
Merci pour votre commentaire. Ouiiii, allez-y, (re-)lancez-vous. Tant que personne ne lit, vous pouvez tout vous permettre, puis triez ce qu’il le faut, mais surtout, écrivez! C’est tellement jouissif…
Rémi
Salut !
Ton article sur le « syndrome de la page blanche » m’a vraiment parlé — tu réussis à en décrire la panne émotionnelle et mentale avec une grande justesse. Une phrase m’a particulièrement marqué : «Le syndrome de la page blanche, ce n’est pas un manque d’inspiration, ou plutôt, ce n’est pas seulement un manque d’inspiration. C’est un blocage dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite que toute idée venant à l’esprit de l’auteur lui semble mauvaise. Elle est forte parce qu’elle met enfin des mots sur ce qui empêche l’élan : la peur du « pas assez bon 🙂
Caroline
Merci pour ton commentaire, Rémi. On aimerait tous être super bons dès le premier mot, alors que l’écriture demande du travail et du retravail. Et un brin d’humilité, mais pas trop, parce qu’il faut aussi oser dire ce qu’on a à dire!
Magdalena
Merci pour ces explications dédramatisent vraiment le blocage et donnent envie de s’y remettre sans pression. J’applique un de tes conseils : je vide ma tête, j’écris comme ça vient et je corrige plus tard. Cela m’aide à casser cette “inactivité”.
ANTOINE M
Clairement c’est le syndrome que j’ai très souvent ahah. Merci pour tout ces conseils ça va bien m’aider. Il faut vraiment lacher prise je pense. On a trop envie de faire bien dès le début du coup on écrit rien .. Je fais comme ce que tu dis écrire n’importe quoi au début et ça marche bien pour moi perso 🙂 Merci beaucoup pour ton article
Caroline
Exactement! les idées viennent souvent en écrivant (c’est comme l’appétit…), donc il faut lâcher les chevaux et faire le tri après!
Merci pour ton commentaire, et bonne écriture 😉